Jean Moulin affiche 61 % de mentions, Stanislas 98 %. Ce n'est pas une différence de qualité d'enseignement — et confondre les deux peut coûter une place sur Parcoursup.
- Le secteur, en une image
- Ce qu'un taux de réussite ne dit pas
- Les lycées du secteur, chiffres en main
- Sortir de Sainte-Marthe : comment ça marche
- Le privé au-delà : Stanislas à Saint-Raphaël
- Au-delà du bac général : les filières du secteur
- Ce que je regarde quand une famille me demande conseil
- Questions fréquentes
01Le secteur, en une image
Quatre collèges alimentent le secteur de Draguignan : Émile Thomas, Général Ferrié et Jean Rostand dans le public, Sainte-Marthe dans le privé. À Lorgues, le collège Thomas Edison fait partie de la même cité scolaire que son lycée.
Le point que la plupart des familles ignorent est déjà dans ce schéma : l'affectation en seconde ne dépend pas du collège d'origine. Elle dépend de l'adresse du domicile.
02Ce qu'un taux de réussite ne dit pas
C'est le cœur du sujet, et c'est contre-intuitif. Un lycée qui affiche 98 % de mentions n'enseigne pas forcément mieux qu'un lycée qui en affiche 61 %. Il recrute autrement.
Stanislas, à Saint-Raphaël, présentait 86 élèves en terminale. Jean Moulin, à Draguignan, en présentait 458. Sur une cohorte cinq fois plus petite et sélectionnée, le taux de mention mesure d'abord qui entre, pas ce qui est enseigné.
Ce qu'un dossier Parcoursup lit n'est pas la moyenne : c'est la position dans la classe. Dans une cohorte très sélectionnée, un élève à 14 peut se retrouver dans la seconde moitié. Dans une cohorte large, le même élève au même niveau est dans le premier tiers. Le bon lycée n'est pas le mieux classé, c'est celui où votre enfant sera bien placé.
Cela ne veut pas dire qu'il faut fuir les établissements exigeants — un environnement qui tire vers le haut a sa valeur, et certains élèves n'avancent que là. Cela veut dire que le classement d'un lycée dans un palmarès de presse ne répond pas à la question que vous vous posez.
03Les lycées du secteur, chiffres en main
| Lycée | Statut | Réussite | Mentions | Terminales |
|---|---|---|---|---|
| Jean Moulin Draguignan | Public | 96 % (2023) | 61 % | 458 |
| Thomas Edison Lorgues | Public polyvalent | 95 % (2022) | 65 % | 364 |
| Stanislas Saint-Raphaël | Privé sous contrat | 100 % (2022) | 98 % | 86 |
Deux précautions de lecture. Les années de référence ne sont pas identiques d'un établissement à l'autre : ces chiffres se comparent avec prudence. Et un détail passe souvent inaperçu — Thomas Edison affiche un taux de mention supérieur à Jean Moulin, alors qu'il est polyvalent et souvent perçu comme le choix par défaut. La réputation d'un lycée et ses résultats ne coïncident pas toujours.
04Sortir de Sainte-Marthe : comment ça marche
L'Institution Sainte-Marthe scolarise jusqu'à la troisième. Elle n'a pas de lycée. Toutes les familles qui y inscrivent leur enfant passeront donc, un jour, par la question du lycée — et beaucoup l'abordent avec une inquiétude infondée.
L'affectation en seconde générale et technologique passe par Affelnet-Lycée, la procédure nationale, et la sectorisation se fait sur l'adresse du domicile, pas sur l'établissement d'origine. Un élève de Sainte-Marthe et un élève de Général Ferrié habitant la même rue relèvent du même lycée de secteur, avec le même barème.
Concrètement, les vœux se saisissent soit par la famille via le service en ligne Affectation post-3e, soit par le chef d'établissement du collège privé. Un justificatif de domicile est exigé dans tous les cas : c'est lui qui détermine le secteur, et c'est le document qu'on oublie.
La vraie rupture, pour un élève de Sainte-Marthe, n'est pas administrative. Elle est d'échelle. On passe d'un collège à taille humaine à un lycée de plusieurs centaines d'élèves par niveau, avec ce que cela implique de repères à reconstruire. C'est sur ce point qu'il faut préparer l'année de seconde, pas sur la procédure.
05Le privé au-delà : Stanislas à Saint-Raphaël
Pour les familles qui souhaitent poursuivre dans le privé après la troisième, il n'existe pas d'option à Draguignan même. Le lycée Stanislas, à Saint-Raphaël, est l'établissement privé sous contrat le plus souvent envisagé depuis la Dracénie.
Ses chiffres sont excellents — 100 % de réussite, 98 % de mentions — et ses effectifs réduits : 285 élèves au total, 86 en terminale. Il propose des enseignements peu répandus, notamment en littérature et langues de l'Antiquité.
Deux éléments à intégrer avant de se décider. Le trajet d'abord : Saint-Raphaël n'est pas la porte à côté, et un internat ou un temps de transport quotidien change la vie d'un lycéen bien plus qu'une différence de deux points de moyenne. Le rang ensuite, pour les raisons exposées en section 02.
06Au-delà du bac général : les filières du secteur
La voie générale n'est pas la seule, et le secteur est mieux doté qu'on ne le croit.
- Jean Moulin (Draguignan) — voie générale, plus les séries technologiques STMG et STL. Sections européenne et théâtre, italien.
- Thomas Edison (Lorgues) — voie générale, STI2D avec quatre spécialités, et une voie professionnelle en cybersécurité, informatique et réseaux ainsi qu'en électronique. Sections européenne, sportive et cinéma.
- Léon Blum (Draguignan) — lycée professionnel, doté d'une ULIS.
La filière cybersécurité de Thomas Edison mérite d'être connue : c'est une voie professionnelle sur un secteur qui recrute, et elle reste peu identifiée par les familles qui raisonnent en « général ou rien ».
07Ce que je regarde quand une famille me demande conseil
Je ne conseille jamais un lycée dans l'absolu. Je pose quatre questions, dans cet ordre.
- Où l'élève sera-t-il bien placé ? Pas « où sera-t-il tiré vers le haut », mais où son rang servira son dossier.
- Quelles spécialités sont réellement proposées ? Un projet post-bac qui exige une combinaison précise se vérifie avant l'affectation, pas en janvier de première.
- Combien de temps de transport par jour ? Une heure de trajet quotidienne, c'est une heure de travail en moins, tous les soirs, pendant trois ans.
- Que dit l'élève ? Un lycéen qui a choisi son établissement s'y accroche. Un lycéen à qui on l'a imposé décroche plus vite.
Les palmarès ne répondent à aucune de ces quatre questions.
08Questions fréquentes
Mon enfant est à Sainte-Marthe : sera-t-il désavantagé pour entrer au lycée public ?
Non. L'affectation passe par Affelnet-Lycée et la sectorisation se fait sur l'adresse du domicile, pas sur le collège d'origine. Le barème est le même que pour un élève du public.
Le lycée avec le meilleur taux de mention est-il le meilleur choix ?
Pas nécessairement. Un taux de mention élevé sur une petite cohorte reflète surtout la sélection à l'entrée. Or un dossier Parcoursup lit le rang dans la classe : dans une cohorte très sélectionnée, le même élève est moins bien classé.
Y a-t-il un lycée privé à Draguignan ?
Non. L'Institution Sainte-Marthe s'arrête à la troisième. Le lycée privé sous contrat le plus proche habituellement envisagé est Stanislas, à Saint-Raphaël.
Peut-on demander un lycée hors secteur ?
Oui, par une demande de dérogation, mais elle n'est pas garantie : elle dépend des places disponibles et de critères de priorité. Ne construisez pas un projet d'orientation en la supposant acquise.
Le lycée de Lorgues est polyvalent : est-ce un désavantage pour la voie générale ?
Ses résultats ne le suggèrent pas — son taux de mention est supérieur à celui de Jean Moulin sur les années relevées. La cohorte générale y est simplement plus petite, ce qui rend le rang plus mobile, dans les deux sens.
Le choix du lycée se prépare avec les bulletins sous les yeux.
Le bilan de position est gratuit : on regarde où en est le dossier, ce que les spécialités envisagées supposent, et ce qui reste à sécuriser. J'interviens à Draguignan, Lorgues, Flayosc, Trans-en-Provence et en ligne.
06 18 56 54 24Et après l'entrée au lycée ? Les bases à consolider et le choix de la spécialité maths : cours de maths en Seconde. Chaque semaine, en ligne : le Groupe Fovéa.